la mondialisation et les pays du tier monde
Aujourd'hui,la mondialisation est ressentie comme un ensemble de processus auquels il est impossible d'echapper,mais ou les chances de survie sont inégalement partagées.La mondialisation apparait donc plus comme un monde en commun que comme un monde commun,avec des interactions forte mais pas nécessairement un partage de sens. Au sud, la répresentation dominante de la mondialisation est fondée sur ce que l'on pourrait appeler la peur du déclassement. Cette crainte est alimentée plusieurs séries de facteurs; le premier découle de l'effrondement du pouvoir de égalisateur de la souverainté étatique. L'appartenance à un état conférait un statut et un minimun de ressources symboliques qui permettaient aux faibles non pas de faire jeu égal avec les plus forts, mais d'atténuer leur suggestion politique. Si la libération économique entraine un recul de l' Etat dans la régulation économique et socialedes pays riches, un recul synchronisé de l'Etat au sud put avoir des conséquences dévasatrices.
Prenons un seul exemple celui de la fiscalité.la liberation économique est associée à la baisse des prelèvements obligatoires. Cette équation fait sens aux pays riches, où les taux varient entre 35 et 50 pour cent de la richesse nationale. Elle est denuée de pertinence au sud où la faiblesse des Etats tient notamment au très faible recouvrement de l'impôt, sans parler évidemment des aspects qualitatifsde la présence étatique qui font défaut: bonne gestion et transparence.pour la quasi-totalité des pays du sud, la survie face à la mondialisation passe donc par un renforcement des Etats; d'où, naturellement, les résistances à un pouvoir. C'est ce qu'a rélévé la crise asiatique. Les chinois y ont même mieux resisté parce qu'ils sont restés maitres du rythme de leur liberation. ils on commencé par des réformes internes avant d'ouvrir leurs frontières. La malaisie a pris avec succès des mesures de protection non conformesà l'orthodoxie washingtonienne.
En outre le déclassement provient du changement puissant du modèle éconnomique, determiné par la mutation technologique et dans lequel les pays du sud ne sont pas en position de force. A peine engagés dans l' industrialisation, ils voient émerger un paradigme fondé sur la valorisation des savoirs, plus que l'accumulation de biens. Leur crainte est renforcée par les difficultés rencontrées dans l'accés aux marchés du sud dans les secteurs où ils disposennt les atouts commerciaux: agriculture, textiles. Ceci renvoie à un autre probléme: dans tout les domaines, l'agenda mondial est exclusivement defini par les pays du nord. celà ne signifie nullement qu'ils soit illégitime ou contestable, mais que les règles légitimes et les priorités sont celle du Nord. Cette dissymétrie a étè extrêmement mal ressentie lors du sommet avorté de Seattle, en 1999. il est extraordinairement frappant de voir que la conditionalité sociale appliquée au commerce ne prend en compte que des préférences des pays riches. Les pays par exemple s'inquiètent de l'implication des enfants dans le commerce au nom des valeurs parfaitement défendables. Mis est-il pensable que les pays d' europe conditionnent leurs échanges avec l'amérique à l'abolition de la peine de mort aux Etats unis? doit-on en conclure que les pays du sud n'ont pas de réelles préférences éthiques? Enfin nous avons un quatriéme élèment qui participe à la crainte d'un déclassement du sud: la résultante de la mondialisation culturelle. les sociétés du sud ont acquis de la richesse du nord une cinnaissance intime. Les pauvres savent qu'il y'a des riches.Dans la mesure où la
richesse ne vient pas à eux,eux s'efforcent d'aller à la richesse.cette connaissance notoire de la richesse du nord se traduit par exmple parla constitution de filiéres d'immigration clandestines.Ces memes filiéres connaissent parfaitement les législations nationales sur le droit d'asile, par exmple. Elles orientent donc les flux migratoires en conséquence. il y'a d 'ailleurs une certaine irresponsabilité du nord, qui se targue d'inonder les pays du sud; par voie satellitaire, d'images de richesses,tout en affirmant que regarder cetterichesse n'implique vaucun droit d'y acceder.
La mondialisation est donc indiscutablement productrice d'asymétries, asymétrie que rélève le fait que, sur1 000 habitants du village global, 150 vivent danns les quartiers riches, 70 dans les quartiers pavillonnaires, tandis que les 780 restants vivent dans un habitat précaire. Faut-t'il pour autant déduire de ces indiscutables réalités que la mondialisation est une mauvaise affaire pour le Sud?
La réponse est non. la mondialisation est un processus complexe et dialectique dont les conséquences ne sont pas écrites d'avance. Ce qui est constaments sous-estimé par les critiques unilatérales, c'est la capacvité de tous les acteurs à se réapproprier la mondialisation. Sur le plan culturel, par exemple, il n'est pas possible de réduire la mondialisation à unn processus univoque d'uniformisation américaine. La nmarque dominante de la mondialisation, c'est le développement sans précédent de la culture du métissage, métissage dans lequel les sociétés du Sud occupent une place considérable. Jamais les modes musicales, culinaires et vestimentaires du Sud n'ont occupé autant de place dans l'espace du Nord. (...) Dans des pays jusque-là fermés à l'étranger, comme l'Inde par exemple, onnvoit bien que l'arrivée d'une concurrence des chaînes télévvisées étrangères ne va pas nécessairement dans le sens d'une destruction pure et simple des cultures locales. Pour survivre, les chaînes étrangères ont besoin de " s'indianiser". De surcroît, elles stimulent la concurrence locale et notamment le développement des chaînes utilisantde plus en plus des langues régionales. les langues locales sont bénéficiaires de la mondialisation.On constacte par ailleurs, y compris dans les expositions européennes ou américaines, que la création artistique venue du Sud est prise plus au sérieux qu'auparavant. Les créateurs du Sud eux-mêmes ont plus confiance en leurs talents que dans l'imitation des modèles canoniques du Nord. (...) Les avantages de la mondialisation pour le Sud ne s'arrêtent pas là. Elle a puissament contribué à desserrer le carcan des Etats sur leurs sociétés. Là encore, le processus n'est pas sans désavantages. certes, le retrait de l'Etat se traduit souvent par une dérégulation sociale plus grande, une criminilisation du politique ou une privatisation de celui-ci. Mais silmutanément, on voit partout émerger des fragments de société civile qui expriment un nombre croissant de revendications qu'ils articulent de plus en plus à des stratégies mondiales. Le premier grand sondage mondiale réalisé par l'ONU souligne le respect des droits de l'homme est considéré comme une priorité universelle. Tout ceci pour dire que la mondialisation dévient une ressource politique croissante pour les sociétés et que l'existence d'un agenda mondiale est un moyen de faire avancer localement un certain nombre de revendications ( discriminations) sexuelles transparence lutte contre la corruption.
Pour le Fan Cops du lycée de Nkoabang,
NICAISE TCHANTCHO élève en classe de Tle A4 ALL (2008/2009).
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